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- Description
Les
concessions
Les
concessions constituent une procédure « vieille comme
le monde » puisqu’elle était déjà
appliquée du temps de l’empire romain.
Le
droit des concessions est toutefois une matière fort complexe
qui ne peut être que très schématiquement
évoquée dans le présent site. Nous nous bornerons
donc à décrire brièvement les trois grands
types de concessions habituellement pratiquées par les
pouvoirs publics :
-
Les concessions domaniales ;
- Les
concessions de services publics ;
- Les
concessions d’ouvrages publics.
Les concessions domaniales.
La
concession domaniale est un contrat administratif par lequel l’autorité
publique concédante permet à un usager déterminé
soit d’occuper temporairement une parcelle du domaine public
de manière exclusive, soit d’utiliser le domaine
public à des fins auxquelles il n’est pas immédiatement
destiné, de manière durable mais de façon
précaire et révocable moyennant le paiement d’une
redevance .
La
concession domaniale confère donc contractuellement au
concessionnaire un véritable droit personnel de nature
civile à l’égard du concédant.
Nonobstant
sa nature contractuelle, la concession domaniale contient néanmoins
des éléments d’autorité :
-
Durant la concession, l’administration peut unilatéralement
augmenter ou restreindre les obligations du concessionnaire
pour autant que l’intérêt général
le requière ;
- Elle
peut également, à la même condition, mettre
fin anticipativement à une concession régulièrement
accordée moyennant, le cas échéant, paiement
de dommages et intérêts.
La
loi du 24 décembre 1993 sur les marchés publics
ne s’applique pas de plein droit aux concessions domaniales,
aucune de ses dispositions ne visant ces concessions ni même
les locations des biens du domaine privé de la commune.
Toutefois,
la loi ou le règlement prévoit parfois que la procédure
applicable est celle qui est applicable en matière de marchés
publics.
Quoi
qu'il en soit, lorsqu’elle accorde une concession domaniale,
l’administration est tenue de respecter les règles
destinées à assurer une prise de décision
adéquate – notamment la règle d’obligation
de s’informer sérieusement avant de prendre la décision
– tant dans l’intérêt de l’administration
que dans celui des candidats à la concession.
Quelques
exemples de concessions domaniales :
- Concession
sur le domaine des autoroutes pour l’établissement
d’installations (stations services, restaurants, …)
en rapport avec le service de l’autoroute ;
-
Concession d’emplacements dans le sous-sol de la voirie
pour l’aménagement de parkings ;
- Concession
d’emplacements dans un marché couvert ;
- Concession
de sépultures ;
Pouvoirs
compétents en matière d’octroi de concessions
domaniales.
-
Pour l’état, la Région ou la Communauté
la compétence appartient au législateur (Parlement)
qui peut, conférer à l’Exécutif des
délégations générales ou spéciales
;
-
Pour la Province, la compétence appartient au Conseil
provincial qui autorise les transactions et à la Députation
permanente qui exécute ;
- Pour
la Commune, la compétence appartient au Conseil communal
qui fixe les conditions d’attribution du marché
et au Collège échevinal qui est chargé
de son exécution.
N.B.
: exception en ce qui concerne de concession de stationnement
ou de concession visant au maintien de l’ordre public pour
lesquelles, en vertu de sa qualité d’autorité
de police, la compétence appartient au seul bourgmestre.
Cession
d’une concession domaniale.
En
principe les droits que tire le concessionnaire d’une concession
domaniale sont des droits personnels qui ne peuvent donc être
cédés. Le contrat peut cependant prévoir
qu’ils peuvent l’être moyennant l’assentiment
du concédant et, dans cette éventualité,
le contrat prévoit les conditions auxquelles il peut ce
droit peut être cédé.
Les
concessions de services publics.
Une
concession de service public est un contrat par lequel un pouvoir
public charge une personne publique ou privée de l’exploitation
d’un service public aux clauses du cahier des charges annexé
au contrat (ex. : chemin de fer, taxi, bus, tramways, parking
public, collecte des immondices, etc).
La
concession du service public, est donc un contrat administratif
par lequel une autorité publique charge temporairement
un particulier de gérer un service public à ses
frais, moyennant une rémunération qu’il doit
en principe percevoir à charge des usagers.
La
concession de services publics contient à la fois des clauses
contractuelles (celles qui concernent le concessionnaire, comme
la durée de la concession et les conditions d’exploitation)
et des clauses réglementaires (celles qui concernent les
usagers du service public, relatives à l’organisation
et au fonctionnement de ce service).
La
concession de services publics s’analyse donc comme un mode
de gestion d’un service public présentant un triple
intérêt pour l’administration :
- Elle
lui permet de ne pas devoir investir des fonds publics dans
l’entreprise ;
- Elle
la met à l’abri des risques d’exploitation
du service public ;
- Elle
lui permet d’entrer en possession gratuitement des installations
du service public au terme de la concession (sauf clauses contraires
contenues dans le contrat).
N.B.
: l’existence d’une concession de services publics
implique souvent mais pas toujours l’occupation privative
du domaine public et donc l’octroi complémentaire
d’une concession domaniale.
Les
concessions d’ouvrage public.
La
concession d’ouvrage public est un contrat par lequel une
personne de droit public attribue à une personne de droit
privé ou de droit public l’exécution d’un
ouvrage répondant à ses besoins et normes et destiné
à un service public (autoroute, tunnel, aéroports,
etc) avec en contrepartie l’octroi par la personne de droit
public du droit d’exploiter cet ouvrage pendant une période
déterminée (50 ans maximum selon la loi) le cas
échéant moyennant le paiement d’un prix ou
d’une redevance à charge des usagers.
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